Merlin Story

L'histoire se passe après la saison 3. Qu'est devenue Morgane ? Et Morgause ? Arthur pourra-t-il être avec Guenièvre ? Merlin dira-t-il son secret à Arthur ? Quel camp choisirez vous ? Venez écrire la suite de Merlin.
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Un Petit Bain de Minuit...

Aller en bas 
AuteurMessage
Rexia
= La Dernière des Filles du Vent =
avatar

Messages : 19
Date d'inscription : 14/04/2011
Age : 27
Localisation : Là où me le vent guide mes ailes.

MessageSujet: Un Petit Bain de Minuit...    Ven 15 Avr - 19:32

    Le soleil avait terminée sa course à travers les cieux d'azur et avait disparu derrière les chaînes de montagnes qui cachaient la ligne d'horizon de l'Ouest depuis déjà plusieurs heures, chassé par le règne de la multitude d'étoiles réunies dans le firmament, qui scintillaient comme de petits diamants vivant, qui semblaient rires en observant les mortels si petit, si fragile comparé au reste de la galaxie, depuis leurs perchoirs célestes. La lune était à ce qu'on pouvait appeler son zénith nocturne, une grande lune que cette nuit, rien ne pouvait égaler en rondeur, presque aussi brillante que la grande boule de feu, et qui léchait la terre de ses longs rayons d'argents froids. Tendis que les êtres vivants la journées étaient confortablement installés dans leurs nids, leurs tanières, leurs lits, ou simplement dans un endroit confortable et sûr, leurs esprits vagabondant à travers le pays de leurs songes, un monde qui n'appartenait qu'à eux, et où les plus grandes aventures pouvait subvenir au détour du premier chemin, ou au contraire, où il pouvait leur arrivé les pires choses à travers leurs cauchemars, les heures des ténèbres appartenaient aux chauves-souris, aux hiboux et aux renards, qui étaient sortis de leurs tanières afin de reprendre ce qui était pour eux leur quotidien, un quotidien fait de chasses, de rencontres, d'amours, dans un monde où ne régnait que le noir, où ceux qui ne possédaient pas une vue adaptée à cette situation c'étaient pas capable de voir beaucoup plus loin que le bout de leur museau. Mais tous les habitants de la lumière n'étaient pas encore décidés à aller fermer les yeux... si l'on s'approchait suffisamment du grand et magnifique lac d'Avalon, résident au sein des terres de Camelot, on pouvait voir, de loin, une grande forme, sur laquelle les rayons de la sphère argentée céleste se répercutaient, créant une série de lumières sanguines dansantes dans les airs... la propriétaire de cette grande forme, une immense créature, possédant quatre longues et puissantes pattes, une queue musclée, deux larges ailes de chauve-souris, et une grande tête hérissé de piques, était confortablement couchée sur sur le dot, installé sur un grand rocher qui surplombait les eaux froides et sombre, et d'un côté légèrement effrayante... c'est vrai, qui sait ce qui peut se cacher sous sa surface, quel monstre peut bien ne garder que ses yeux en dehors du liquide, épiant la moindre petite proie inconsciente du danger qui la guette et qui pourrait passer à sa portée ? Va savoir, toi, si le croa que tu viens d'entendre n'est rien d'autre que le cris d'une grenouille qui appel ses semblable à chanter avec elle à la pleine-lune, ou si c'est le gargouillement du ventre d'une bête inconnue... mais la créature qui reposait sur le rocher, elle, ne semblait pas s'en inquiéter plus que ça. Au contraire, son museau de reptile était tourné vers les cieux, tendis que ses deux grands yeux d'une couleur d'ambres pétillants admirer le spectacle qu'offrait la danse des constellation, le sourire de ceux qui étaient perdus dans leurs pensées flottant sur son museau. Son bras avant-droit pendait par dessus la roche, faisant lentement des allez-retour dans un mouvement de balancier, et une griffe acérée en forme de serre trempait à l'intérieur du lac, créant de mini-vaguelettes qui semblaient fuir l'arme mortel pour aller s'écraser contre le rive ou disparaître vers le centre du lac, dans la noirceur des ténèbres de la nuit. Juste à coté du rocher reposé, d'un sommeil éternel, le cadavre d'un cerf, dépecé de toute chaire. Sans détourner le regard des cieux, ni cesser de baigner sa griffe, la magnifique bête leva son autre patte-avant et se mit à la lécher à coups de sa longue langue râpeuse, la débarrassant ainsi des petits bouts de viande et du sang séché de sa proie, qui était tombée sous les puissants coups du lézard géant volant, sans avoir eu le temps de s'enfuir, ni même de comprendre ce qui lui arrivé.
    Rexia, une grande et belle dragonne aux écailles aussi rouges et brillantes que des rubis, sans doute la dernière à parcourir ce pays et peut être même ce monde, n'avait pas réussi à trouver le sommeil, cette nuit-là, dans son petit nid qu'elle s'était creusée elle-même, attendrissant le terre à coups de griffes et de queue au file des années, au centre du camp des druides qui l'avaient adoptés et avec qui elle vivait. Elle avait pourtant tout tentée, elle s'était tournée dans tous les sens. Elle s'était tournée d'un coté, puis de l'autre... elle s'était ensuite mise sur le dot, mais n'avait réussi qu'à se faire mal, puis sur le ventre, mais n'avait réussit qu'à se donner le nausée... il n'y avait absolument rien à faire, le marchant de sable refusait de l'emporter, et les portes du monde de ses rêves restaient obstinément fermés à leur propriétaire. Elle en avait rapidement eu marre, et ce n'était pas en restant comme ça, les yeux ouvert dans le noir comme une idiote, qu'elle finirait par réussir trouver le sommeil... bon, en fait si, c'était sans doute comme ça que ça que les choses allaient arrivées, mais restait immobile, à s'ennuyer, elle n'aimait pas ça du tout, alors que pour elle, les choses étaient claires : elle n'avait tout simplement pas sommeil. Elle s'était donc levée et avait traversée le camp sur la pointe des pattes, décidé à se bouger un peu et à aller faire un tour dans le coin qu'elle considéré comme le plus beau et le plus intéressant de la forêt, surtout pendant la nuit : le lac d'Avalon. Elle n'avait pas voulu tout de suite s'envoler, de peur que les remous de vent ne réveil un des membres de sa petite famille. Mais, après avoir quitté le terrain des tentes et s'être suffisamment éloignée pour ne pas être repérée par les druides, qui auraient surement rouspété en lui disant que ce n'était pas une bonne idée qu'elle parte toute seule... ils avaient raisons, bien sûr, mais bon, elle n'était plus une dragonnette, quand-même... elle avait dépliée ses larges ailes et, dans un bourdonnement... fffrrr, fffrrr, fffrrr,... presque assourdissant, qui avait réveillé quelque corbeaux dans les arbres et une famille de souris qui s'étaient enfuies de leur terrier juste en dessous de ses pattes en l'entendant, avait gagnée les airs... durant son voyage, elle avait entendu un bruit de tonnerre échapper de son ventre. Elle avait faim, cette grosse gourmande ! Par chance, sa vue de rapace, qui perçait sans problème les ténèbres, détecta un vieux cerf blessé, boitillant après s'être apparemment tordu une de ses longues jambes, qui s'était fait distancer par son troupeau et qui, perdant du temps à tenter de retrouver ses amis, n'avait même pas tenté de se mettre à l'abri pour la nuit. Rexia avait lentement, dot au vent, planée dans sa direction, et avant qu'il n'est le temps de réagir, l'avait saisi entre ses serres et l'avait tué d'un coup de crocs dans la nuque. Sa frappe avait été rapide et précise, le cerf n'avait même pas eu le temps d'avoir peur, emporté rapidement par la main froide de la grande faucheuse. Par respect pour ses proies et les druides qui étaient en communions avec elles, c'était comme-ça que la chasseuse aimait tuée : pas de douleur ni de frayeur inutile.
    Un puissant vent tiède, venant du Sud, se mit à souffler à travers la forêt, sprintant entre les arbres qui semblèrent danser sous celui-ci, se faufilant à travers chaque fissures de chaque pierres en provoquant un doux et hypnotisant sifflement, tel un serpent géant invisible, glissant dans son vivarium à la recherche de la petite souris prise au piège, que son maître lui aurait glissé pour son petit-déjeuné. Afin de profiter un peu plus de cette douce caresse qui frôlait ses écailles et ébouriffait ses épines, la dragonne rouge dressa le coup, levant plus haut la tête, droite comme un i, ferma les yeux et prit une profonde inspiration, emplissant ses naseaux des douces odeurs du lieu... la vase et les algues, la sèves des arbres, la végétation,... Sa carotide se mit à vibrer sous un ronronnement de plaisir. Puis, lorsque le vent se fut calmé, un peu trop vite à son goût, elle se retourna sur le ventre, tout en continuant à regarder la lune, mais cette fois celle qui était reflétée sur le miroir liquide du lac. Rexia était si bien sur son rocher, que si elle n'y prenait pas garde, elle risquait de s'endormir sur place sans s'en apercevoir. Et, fond, cela ne la dérangé pas vraiment. Elle immobilisa sa patte qui avait continuée à surfer sur l'eau, une idée lui traversant tout à coup la tête : et si elle se prenait un bain de minuit ? La nage finirait peut être par la fatiguer... sans plus y réfléchir, la jeune dragonne écarlate poussa sur ses quatre pattes, et glissa doucement dans les flots dans une gerbe liquide et un bruit de SPLAF. Brooouuu, elle était drôlement fraîche. Mais la lézarde n'était pas gêné plus que ça : il était vrai que le sang froid des reptiles qui coulait dans ses veines protestait, mais le feu de son corps et son armure naturelle de dragon équilibrait le tout, lui permettant d'apprécier et de rendre tiède la contact doux du liquide sur son corps. Elle s'immergea complètement. L'eau froide glissait sur ses écailles et à s'immisçait entre-elles. Sous l'eau, c'était presque comme lorsqu'elle volait : elle était libre de chacun de ses mouvements, rien ne semblait pouvoir l'arrêter. Sauf qu'en plus, le risque de s'écraser si on faisait une cascade un peu trop dangereuse n'existait pas, remplacé par celui de ce noyait, qui n'était pas vraiment présent pour elle, car elle était capable de retenir son souffle longtemps. Puis elle ressortit la tête et commença à nager, se servant de ses pattes pour rester à la surface et de sa queue, à la manière d'un gouvernail comme les crocodiles, pour se propulser. Elle arriva rapidement au centre du lac, et pénétra le cercle lumineux que formait le reflet de la lune sur les flots anciennement calmes, mais maintenant agitées de remous par son passage...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lise Parker
Petite enquêtrice affirmée
avatar

Messages : 22
Date d'inscription : 09/04/2011

Feuille de personnage
Rang Sociale: Chevalier
Or: 100
Sacoche:

MessageSujet: Re: Un Petit Bain de Minuit...    Dim 17 Avr - 9:58

Le moment mensuel que je détestais le plus venait d'arriver. Ce moment horrible qui me faisait perdre la raison, qui me faisait perdre toute humanité, qui me faisait perdre mon identité. Ce moment qui était les conséquences d'une grave erreur commise il y a tant d'années. Une morsure avait fait de ma vie un enfer, avait fait basculer toute mon existante. Une morsure qui avait gâché ma vie.

Deux jours en arrière, la tension avait commencé à monter. Je me sentais agacée, énervée pour un rien. Ma colère c'était fait sentir dans mes entrainements de chevaliers. Je me battais avec plus d'acharnement que d'habitude. De tout façon, c'était simple, j'avais envie de frapper, frapper, frapper et encore frapper. Et de hurler aussi. Mais je ne le faisais pas. J'étais à un stade que je pouvais encore maitriser. Je gardais mon calme, laissant cette colère enfouis au fond de moi. Mais je savais que dans deux jours, je ne pourrais plus retenir cette violence. Un chevalier m'avait bousculé par mégarde et je lui avais gentil dit « d'aller se faire voir » en le repoussant violemment. Un comportement désagréable qui ne me ressemblait guère. Un caractère grognon qui avait surprit tout le monde, étant donné que je ne parlais jamais.

Puis deux jours étaient passés, le moment tant attendu, ou plutôt redouté, arriva. La lune brillait haute dans le ciel, éclairant les arbres de la forêt d'une lueur blanche. Quelques étoiles scintillaient également, comme si elles voulaient montrer qu'elles pouvaient être plus belle que cette lune, qui prenait beaucoup de place. Pour ma part, je maudissais cette lune. J'aurais voulu avoir le pouvoir de la faire exploser. Ou que le soleil ne dorme jamais. Que cette lune soit inexistante. Je préférais de loin la beauté des étoiles qui dansaient dans le ciel.

Comme à chaque fois leur de la pleine lune, je partis en courant du village. Il fallait que je cours, que je cours sans m'arrêter, jusqu'à épuisement. Je courrais dont à tout allure, dans une vitesse surprenante à travers la forêt. Il fallait que je continue, bien que je savais que l'inévitable allait se produire. Je courais tellement vite que je ne faisais pas vraiment attention à ce que je faisais. Mes vêtements s'accrochaient parfois aux branches qui du coups les déchirais.

Puis finalement ma course folle me mena jusqu'au lac d'avalon. Je trébuchais et percuta le sol. Dans ma folie je n'avais même pas vu le dragon qui nageait dans le lac. Et pourtant ce n'était pas un événement banale. Mais à cet instant, plus rien n'avait d'importance. Toute véritable conscience avait quitté mon regard. Il ne restait plus que le vide, le néant. Oui le néant était un bon mot pour qualifié ma vie. Parce que ma vie avait été anéantit lorsque je ne n'étais qu'une petite fille.

Toujours sur le sol, je me retournais sur le dos en hurlant le plus fort possible, poussant des cries de pures folie et souffrance alors que des larmes coulaient sur mon visage. Des larmes de fureurs et de douleur et d'amertume. Mon corps entier était secoué de spasmes alors que je continuais de pousser des cries déchirants. Très agitée, je martelais le sol de mes poings jusqu'à que le sang coule de mes mains et vint salir la tête, se mêlant entre les cailloux. Je donnais également de grand coups de pieds sur le sol, il fallait que je frappe c'était vital. Le tout en continuant de trembler et de crier.

Puis finalement ma crise de colère se calma, pour le moment, pour laisser place à des sanglots que je ne pouvaient pas contrôler. J'aurais voulu qu'ils cessent, mais je savais que je ne pouvais rien faire, seul le temps me calmera. Mais je sentais que la nuit allait être longue et horrible.

Sans savoir comment, j'avais réussis à me relever. Je faisais peine à voir avec mes vêtements déchirés, des plaies un peu partout sur le corps, mes larmes qui lavaient mon visage salit par la terre, et mes cheveux emmêlés. Me calmant doucement, j'avançais lentement dans l'eau du lac. Toute personne ayant vu cette scène se serait demander ce qui arrivait à cette jeune fille. Mais le problème c'est qu'il ne m'arrivait rien, je n'avais aucun problème dans ma vie actuelle. Il s'agissait d'une crise incontrôlable et mensuelle sans raisons. Et ceci ce répétait depuis mes 6 ans, lorsque cette morsure avait souillé mon poignet. Depuis que cette maudite louve m'avait mordu. Non je ne me transformait pas mais tous les mois, il y avait cette fichu crise. Ce corps qui me faisait souffrir, ce cerveau qui ne répondait plus à mes demandes. Je n'étais plus maitre de moi-même. L'eau m'arrivait maintenant à la taille. Je fixais la dragonne devant moi avec un regard vitreux. Je n'arrivais a assimiler aucune information. Mon cerveau ne voulait pas comprendre qu'il y avait un dragon devant moi et que ce n'était pas normal. Je continuais de regarder le dragon sans dire un mot. J'aurais pu regarder un cygne qu'on aurait pas vu de différence. Je n'effectuais aucun mouvement de recule, ne montrant aucune peur, parce qu'à ce moment là, je n'avais pas conscience du danger. C'est comme si j'étais ici, sans vraiment l'être. Mon esprit était partit bien loin, ne pensant plus à rien. Puis mes yeux se fermèrent tout en continuant d'avancer en direction du dragon. Finalement j'étais obligé de nager, parce que là je n'avais plus pieds. Je me stoppais au milieu du lac. Je relevais la tête pour regarder cette lune qui semblait me narguer. Puis finalement, je me laissais tomber dans les profondeur du lac. A cet instant je ne ressentais plus rien, je coulais encore et encore, sans rien faire pour revenir à la surface, mais je me sentais si bien. La douleur de mon corps c'était calmé. Mes yeux se fermèrent de nouveau et je perdis connaissance, me laissant couler.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rexia
= La Dernière des Filles du Vent =
avatar

Messages : 19
Date d'inscription : 14/04/2011
Age : 27
Localisation : Là où me le vent guide mes ailes.

MessageSujet: Re: Un Petit Bain de Minuit...    Dim 17 Avr - 12:42

    Tendis que la jeune fille se laissait tomber vers les profondeurs du lac mystique, qui ne la sauverais pas pour autant malgré les pouvoirs magiques qu'il était soupçonné de posséder, partant vers la mort certaine qui veillait sur ceux qui se laisser gagner par la folie dans les eaux et qui ne possédaient pas de branchies, quelque-chose se referma autour de son petit corps à la peau rose, couverts de vêtements en lambeaux, quelque-chose de long, de rouge... c'était trois énormes phalanges couvertes d'écailles, avec au bout de chacune une serre qui avait déjà ôtée la vie plus d'une fois. Rexia s'était senti vraiment perdue en voyant cette jeune bipède foncer sur la berge du lac en criant, en se griffant elle-même, en se déchirant les habits, comme si elle cherchait à s'éjecter du corps un horrible monstre qui était entré en elle sans qu'elle ne le désir... ce qui au font, n'était peut être pas faut. Pourquoi agissait-elle comme-ça ? Était-ce là encore un des étranges rituels de cette race dont elle ne comprenait absolument rien et dont elle se fichait comme de sa première mue, ou c'est humaine était-elle tout simplement folle ? Et puis au fond, de ça non plus, elle n'en avait rien à carré ! Elle était une humaine, une des créature qu'elle haïssait le plus au monde. Elle n'était pas druidesse, et surtout, elle venait de la voire, alors que l’existence de la dragonne devait rester secrète. La situation n'imposer à ses yeux d'ambres qu'une seule solution : il fallait qu'elle la tue, et elle se l'avouait à elle-même sans la moindre honte : rien ne pourrait lui faire plus plaisir ! En tuant cette humaine, elle aurait l'impression de tuer un peu de ceux qui avaient massacrés sa famille alors qu'elle n'était encore qu'un oeuf. Et en plus, elle lui facilitait la tâche, elle n'aurait même pas à essayer de la chasser : la fille était en train de nager dans sa direction, semblant oublier qu'elle se trouvait face au plus grand prédateur régnant sur ce monde, poussée par une folie qui avait prise possession de ses membres.
    La chasseresse avait levait une de ses griffes et la léchait, patientant tranquillement que sa futur victime arrive à sa portée d'elle-même. Elle n'avait encore jamais mangée de bipède, par respect pour sa famille d'adoption... mais si elle ne le leur disait pas, elle pourrait peut être goûter ce qu'elle prenait pour une des servantes d'Uther Pendragon, ce tyran à cause de qui elle était devenue unique. Cependant, alors qu'elle s'apprêtait à abattre son coup, quelque-chose la retint, quelque-chose qui flottait dans l'air... c'était une odeur, invisible pour les humains, mais que ses sens hyper-développés arrivait à détecter : l'odeur d'une créature magique flottait dans l'atmosphère, et ce n'était pas la sienne. Elle regarda l'humaine, au moment où celle-ci perdait connaissance et se laissée couler. Bien qu'elle n'en ai jamais rencontrée, les druides lui en avaient très souvent parlés, car ils craignaient ces créatures tout en les plaignant de leur malédiction : c'était une lycanthrope, elle en était presque sûr, une humaine atteinte d'une maladie qui la transformée en bête durant la pleine-lune. Elle leva son museau vers celle-ci... c'était donc pour ça qu'elle avait agi aussi bizarrement. Cette nuit, la sphère d'argent se montrait dans toute sa splendeur, et donc son aura réanimait le sang de loup qui coulait dans ses veines. Rexia elle-même se sentait toujours plus animal, plus sauvage que jamais sous les rayons froids lorsque cet oeil céleste était entièrement ouvert, mais elle, elle savait se contrôler. Vous me direz-donc, qu'est-ce qui l'a poussé à la sauver ? Ce ne fut pas vraiment sans peine, je dois l'avouer, car la dragonne avait longuement hésité, tiraillée entre son bon et son mauvais fond... cet être allait redevenir humain dès les premiers rayons du jour, et alors, peut être qu'elle n'hésiterait pas à aller dénoncer son existence. Peut-être aurait-il mieux valu qu'elle l'abandonne à son sort... mais quelque-chose en elle la poussa à intervenir. Ses deux créatures étaient si différentes, l'une de l'autre, et pourtant, elles se ressemblaient. L'une comme l'autre, elles étaient chassées, détestées, elles étaient considérés comme des monstres. Poussé par une espèce de solidarité entre créatures magiques, Rexia n'avait pue s'empêcher de plonger à son secours. Et puis, après-tout, elle était assez forte et serait toujours à temps de la tuer elle-même plus tard, si elle apprenait qu'elle ne pouvait pas lui faire confiance.
    Le lézard géant cracheur de feu sortie du lac en sotillant sur une unique patte de devant, l'autre tenant le corps froid contre sa poitrine. Elle sentait son petit coeur battre sur ses écailles, ce qui signifiait qu'elle était inconsciente, mais mais toujours en vie... Rexia la déposa délicatement sur une plage de galet, puis s'éloigne un peu en direction du bois qui les entourait. Se dressant droite sur ses pattes de derrière, elle saisit la plus grosse des branches qu'elle pouvait atteindre entre ses mâchoires, et tira d'un coup sec, l'arrachant à son propriétaire aussi facilement que si il s'agissait de biser une allumette. Puis elle retourna près du corps allongé et y déposa la branche à côté, avant de cracher sur elle un long jet du feu qui ronflait dans son ventre. Le bois s'enflamma, illuminant les ténèbres de la nuit d'une lueur chatoyante, rendant partiellement et temporairement à la nature ses belles couleurs, tout en les tintant de orange. Le lézard pourpre se pencha sur la semi-louve, afin d'observer les blessures des ronces et des branches ou qu'elle s'était elle-même infligée. Elle avait de la chance, elles était profondes, mais pas mortelles. Il fallait cependant les désinfecter. Elle retourna donc vers la forêt, où elle prit des fleurs blanche dont elle avait oubliée le nom, mais dont elle connaissait l'utilité, et les mâchât un petit moment. La dragonne n'était pas une guérisseuse, mais à vivre auprès des druides depuis aussi longtemps qu'elle, on finissait par apprendre deux ou trois trucs. Elle recracha une bouilli verte à coté de la Lycanthrope, et y trempa sa griffe comme si il s'agissait d'un pinceau...


    -Ça va te faire mal, murmura-t-elle d'une voie rocailleuse, mais dont une pointe cristalline la rendait néanmoins féminine. Elle ne savait pas si la jeune-fille pouvait l'entendre, elle ne savait même pas si elle était toujours inconsciente, mais dans le cas où, elle savait que parler à un blessé pouvait le rassurer. Mais d'ici quelques minutes, tu te sentira soulagée.

    Sur ceux, elle commença à appliquer sa pommade sur chacune des plaies. Lorsque celles-ci furent masqué par une couche suffisante de bouilli verte et fumante, Rexia se donna un coup de langue sur les serres pour se débarrasser de ce qu'il lui restait dessus... bouarg, ça avait vraiment un gout amère ! C'est pour ça qu'elle n'aimait que la viande, surement... puis finalement? se coucha près de la deux-pattes, en observant celle-ci. Ça faisait quand-même vraiment très bizarre, à la dragonne... la pleine-lune n'avait pas transformée cette fille qui avait gardait forme humaine, et elle qui détestait les humains, elle avait l'impression que sa petite protégée sur qui elle veillait comme si il s'agissait de son propre dragonneau était l'une d'entre-eux...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lise Parker
Petite enquêtrice affirmée
avatar

Messages : 22
Date d'inscription : 09/04/2011

Feuille de personnage
Rang Sociale: Chevalier
Or: 100
Sacoche:

MessageSujet: Re: Un Petit Bain de Minuit...    Jeu 21 Avr - 17:21

Il n'y avait plus aucun bruit autour de moi, autre que l'eau qui engourdissait mes membres. Alors que mon corps coulait dans les profondeurs du lac, je ne ressentais plus rien. La notion du temps m'échappait également. Ma traversé verticale du lac semblait durer une éternité mais fut si rapide en même temps. Je ne peux pas vous dire si j'étais resté une minute sous l'eau ou des heures. Mais je me sentais si bien. Tous mes problèmes disparaissaient en même temps que mon corps se rapprochait du sable dessous l'eau. Mon esprit se vidait, ne pensant plus à rien. Pour la première fois depuis des années, je me sentais apaisé. Je n'avais plus besoin d'être sur mes gardes. Cette souffrance et cette peur allaient enfin cesser. J'étais enfin en paix.

Mais quelque chose vint troubler cette tranquillité. Des griffes agrippèrent mon corps, sans pour autant me faire du mal, m'arrachant à mon inconscience. Mon corps fut attiré de force à la surface, dans une vitesse surprenante. La pression de l'eau fut si forte que j'avais l'impression de me recevoir des gifles. Mais ceci ne dura qu'un instant, quelques secondes. Ce court laps de temps avait tout de même suffit à me mettre dans un état semi-éveillé. Mes yeux à demi-fermés, mes membres encore engourdis mais maintenus par ses phalanges inconnus, la bouche légèrement entrouverte, ma poitrine se soulevait doucement au rythme de ma pulsation cardiaque. Des grandes ailes me cachaient la lune qui brillait dans le ciel, comme si ses membranes voulaient me protéger, chasser ma frayeur. Le bruissement des ailes me donnait l'air qu'il me fallait pour bien respirer. Ma tête se pencha en arrière, laissant le vent souffler sur mon visage.

Puis finalement, je fus posée sur le sol. Le sentiment de bien être et d'euphorie partit pour laisser place au froid. Mon corps tremblait mais un feu soudain vint me réchauffer. Je m'apaisais un peu. Soudainement une voix se fit entendre. Une voix qui me disait que j'allais avoir mal mais que bientôt ça irait mieux. Qui était là ? Je ne comprenais pas. Qui m'avait vu ? La peur s'empara de nouveau de moi. Quelqu'un savait mon secret, je devais bouger, fuir, partir très loin et ne plus jamais revenir. Je ne voulais pas ouvrir les yeux pour croiser un regard dégouté, remplit de mépris. Mais je n'étais pas une maudite, ce n'était pas moi, ce n'était pas de ma faute. Cessez donc de m'en vouloir pour quelque chose que je n'avais pas commis. Une douleur qui parcouru mon corps m'empêcha de penser d'avantage. Un crie de douleur sortit de ma gorge, alors que des larmes coulaient sur mon visage. Et heureusement que je ne pouvais pas regarder mon corps, j'aurais surement été dégoutée en voyant cette matière verte visqueuse. Des coups de langues vinrent apaiser mes souffrances.

Ce n'est qu'une demi heure plus tard que je rouvris les yeux. Le feu c'était presque éteint, il ne restait plus que de pâles lueurs qui éclairaient les environs. Je me redressais, en constatant que mon corps n'était plus souffrant malgré un mal de tête qui persistait. Que c'était-il donc passé ? Mes vêtements étaient encore un peu humide et déchirés.

J'eus soudainement un drôle d'impression. Je relevais lentement mes yeux pour apercevoir devant moi le corps immense d'une bête. Je me figeais sur place. Il ne s'agissait pas de n'importe quelle bête non. Mais d'une dragonne. Ses bêtes qui détestaient des humains. Est-ce qu'elle dormait ? Est-ce qu'elle était en fait éveillée et sur ses gardes ? Si je faisais le moindre mouvement, allait-elle me tuer ? Avait-elle l'intention de me manger ? En réfléchissant d'avantage, je me rendis compte que c'était elle qui m'avait sauvé. Pourquoi ? Les dragons ne détestaient-ils pas les humains ? … Oh et puis … non ! Normalement les dragons n'existaient plus. Mais de toute évidence il en restait une. Pourquoi avait-elle prit la peine et le risque de me sauver sachant qu'elle m'exposerait sa présence ?

Sa présence …. Je me rendis compte qu'elle était tout prêt de moi. Beaucoup trop près. Quelqu'un venait d'entrer dans ma bulle, ce champs invisible que je créais autour de moi. Ma peur des espèces qu'elles soient humaines ou créatures était tellement grande que je ne laissais personne s'approcher de moi. Je ne supportais pas le contact physique. J'arrêtais un instant de respirer avant de finalement reculer brusquement, sur les fesses. Mon expression était clairement effrayée par la présence de cet animal ailé devant moi. Je regardais autour de moi, d'une manière apeuré. Je ne savais même pas ce que je cherchais. J'étais encore beaucoup trop perturbée. Mais la dragonne ne semblait pas vouloir m'attaquer. Du moins pas tout de suite. Cependant, je restais à une distance plus que raisonnable du reptile.

La dragonne m'avait sauvé la vie. J'avais une dette envers elle. Qu'allait-elle me demander pour effacer cette dette ? Dans tous les cas, je me devais de lui être reconnaissante. Et je l'étais. Bien entendu, comme d'habitude, il n'était pas question que je ne montre une quelconque émotion. C'est pour cela que je réussis à calmer ma peur pour retrouver mon air indéchiffrable habituel.



- Merci

Ce simple mot pouvait laisser penser que ça m'arracherait la langue de prononcer des remerciements mais ce n'était pas du tout ça. Je ne parlais jamais, ce n'était pas maintenant que ça allait commencer. Pratiquement aucune parole ne sortait de mes lèvres depuis que j'avais 6 ans. Et pourtant, avant ce moment là, il n'y avait pas plus pipelette que moi. Mais les douleurs de la vie pouvaient faire changer complétement une personne.

Cependant j'avais des tonnes de questions à lui poser. Ma fâcheuse et vilaine curiosité me faisait encore défaut. Il faut dire que le reptile était un survivant de sa race et un tel sujet ne pouvait qu'éveiller les sens d'une détective telle que moi. Mais je n'étais pas du genre à poser des questions. Je menais toujours mes enquêtes en observant, et j'allais continuer de procéder ainsi.

Mais je ne voulais pas que la dragonne me questionne sur ce qu'il c'était passé. De toute façon, même si elle le faisait, je n'avais pas l'intention de répondre, comme toujours. Rexia ferait face à un mur, vu le mutisme dont je pouvais faire preuve.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rexia
= La Dernière des Filles du Vent =
avatar

Messages : 19
Date d'inscription : 14/04/2011
Age : 27
Localisation : Là où me le vent guide mes ailes.

MessageSujet: Re: Un Petit Bain de Minuit...    Lun 25 Avr - 8:30

    Rexia resta un long moment couchée sur cette plage de galets froids, réchauffé par le feu qu'elle avait elle-même allumée, le menton posé sur ses pattes-avants croisées, ses yeux ambrés plantés sur la jeune fille, sur qui elle veillait presque comme si il s'agissait de sa propre dragonnette, de son propre petit bébé, de son oeuf... ce n'était hélas réellement qu'une impression, car la dragonne était réellement unique, et peut être que jamais elle ne ressentirait pour de vrais la joie de pouvoir un jour donner la vie. Elle était la dernière représentante de son espèce, avec un mâle, son propre père, qu'elle n'avait encore jamais rencontrée... elle nourrissait l'espoir que peut-être celui-ci accepterait de se reproduire avec elle. Quoi, pourquoi vous me regardez comme ça ? Les dragons sont peut être intelligents, mais soyez sûr d'une chose : ils sont très différents des humains. Ce ne sont pas des animaux, mais eux aussi vivent sauvages, auprès de la nature, et ne sont guidés que par leurs instincts, et un tout particulier qui leur tient très à coeur : l'instinct de survie de l'espèce. C'est pour cela que, lorsque cela était nécessaire, par manque de représentant d'un des deux sexe, par exemple, des membres d'une même famille n'hésitaient pas à se mettre ensemble. Mais comment être sûr que les choses ce passeraient aussi bien avec son géniteur ? C'était de cela que la bête aux écailles de rubis avait peur : que, pour une raison où pour une autre, le dernier des dragons ne la refuse comme compagne. Peut être ne seraient-ils pas en mesure de s'unir, peut être qu'il ne voudrait pas d'elle... à cause du manque de membres masculins de sa race autour d'elle, la femelle ne savait même pas si elle était féconde. A cause de cela, et malgré l'espoir qu'elle ne perdait jamais, elle avait réellement peur de ne jamais connaitre la joie d'une nichée.
    Penser à tout-cela la rendait toujours assez triste, assez morose, et généralement de mauvaise humeur... aussi se dépêcha-t-elle de chasser ces idées noires de sa tête afin de se concentrer sur un autre problème que, celui-là, elle devrait réglée cette nuit-même : qu'allait-elle faire de cette deux-pattes qu'elle venait de sauver de la noyade ? Effectivement, elle avait eue pitié pour elle, et elle n'avait pue s'empêcher de faire preuve de solidarité inter-créatures magiques, mais elle savait aussi que lorsque le lune disparaîtrait à nouveau, son esprit redeviendrait celui d'une humaine, et peut être retournerait-elle vivre auprès de ceux-ci... avec dans sa tête le souvenir d'avoir vu un dragon. Dire que les druides qui l'avaient élevés avaient tout mis en oeuvre pour que personne ne sache qu'elle existait... tout leurs efforts risquaient-ils de s'envoler en fumée simplement parce qu'elle n'avait pas eue la force, le courage de l'éliminer ? Non, ça, il en était hors de question ! Mais Rexia ne voulait pas non plus la tuer sans être sûr de ce qu'elle comptait faire... elle ressentait toujours de la compassion, pour elle, et elle préférait être certaine qu'elle n'allait pas commettre une erreur.
    La bipède finit enfin par revenir à elle, regardant les alentours d'un air un peu perdu, alors que la branche était déjà presque entièrement consumée... et, lorsqu'elle vit la dragonne, la peur s'empara d'elle, et comme celle-ci s'y était attendue, elle recula rapidement, effrayée à la vue de la terrible prédatrice contre qui même son venin de Loup-Garou ne pouvait rien faire, et encore, c'était si on osait imaginer la possibilité que ses crocs réussissent à transpercer ses écailles. La semi-louve resta un moment immobile, silencieuse... avant que finalement, elle sembla comprendre, ou au moins se souvenir, que c'était cette créature mythologique qui lui avait sauvée la vie. Comprenant cette vérité et le fait qu'elle avait une dette envers elle, elle cacha son visage derrière un mur sans expression, et l'odeur de la peur qui émanait d'elle et qui flottait dans l'air, et que le flair infaillible de Rexia arrivait à détecter, diminua légèrement, alors qu'elle lui murmura un unique "merci"... qui était, au fond, bien suffisant pour la situation, selon la dragonne. Mmmhhh... mais il lui semblait que cette bipède était soit encore trop impressionnée pour vraiment pouvoir parler d'avantage, soit qu'elle n'était tout simplement pas très bavarde. Et bien, qu'elle le veuille ou non, il faudrait qu'elle lui parle ! Car la chasseuse pourpre avait une question à lui poser, une unique question, qui était très importante à ses yeux, et si elle n'obtenait pas la réponse qu'elle espérait, peu lui importerait alors que cette fille soit quelqu'un comme elle, peu lui importerait sa compassion ou sa pitié : elle la tuerait, d'un seul coup de griffes ! En plus, la question qu'elle allait lui posé n'avait rien de personnelle, ni de gênante... elle se fichait de savoir qui elle était vraiment, d'où elle venait, aussi, et elle voulait encore moins savoir comment elle en était arrivée à cette situation...


    -Ne me remercie pas trop vite, petite louve, lui répondit-elle au bout d'un moment, sans daigner lever la tête de sur ses pattes, car tu n'es pas encore sortie d'affaire. Je t'ai effectivement sauvé, parce que tu est aussi une créature magique, et, bien que cela m'attriste, notre destin est lié, par le fait que nous sommes toutes les deux chassées et détestées par les humains. Pour cela, je ne voulais pas te voir mourir... mais je sais qu'à la fin de cette nuit, tu redeviendras toi-même une humaine à part entière, et donc je vais te poser une question, et tu as interré à me donner une réponse correcte, car sinon je n'aurais d'autre choix que d'en finir avec toi immédiatement. Et n'essais pas de me mentir, je le sentirais... effectivement, l'instinct des dragons n'étaient pas capable de détecter que les émotions chez les humains, tel que l'odeur de la peur, mais aussi l'intonation de leur voie, et elle était donc également capable de détecter le mensonge chez ceux qui ne savaient le cacher... est-ce tu comptes parlée à qui que ce soit chez les tiens du fait que tu m'as rencontrée ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lise Parker
Petite enquêtrice affirmée
avatar

Messages : 22
Date d'inscription : 09/04/2011

Feuille de personnage
Rang Sociale: Chevalier
Or: 100
Sacoche:

MessageSujet: Re: Un Petit Bain de Minuit...    Jeu 23 Juin - 15:47

Une grimace étira mon visage lorsque la dragonne m'appela « petite louve ». Non je ne suis pas une louve, plutôt une semi-louve en fait, mais j'avais un monstre. Un monstre qui avait été trahis et transformé par un autre monstre. Alors que je n'étais qu'une fillette. La vie était injuste certes, mais c'était la vie. C'était un élément qu'on ne pouvait pas changé. J'avais apprit à l'accepter depuis le temps. Bien entendu, après tout voilà bien des années que j'étais ainsi. Mais ceci restait mon terrible secret. Un secret que personne ne devait savoir. Un secret que j'avais toujours désespérément caché, jusqu'à fermer mon coeur. Cette nature m'avait complétement changé, ayant fait de moi, une femme renfermée, silencieuse et méfiante. Une jeune fille qui n'avait confiance en personne, une jeune fille qui devait tout savoir sur tout le monde pour ne plus être trahis. Une jeune fille seule avec personne sur qui compter, personne à qui accorder sa confiance. Une vie bien triste pour une demoiselle de 16 ans. J'étais tout simplement Lise Parker, la fille la plus difficile à apprivoiser.

Et voir mon secret ainsi à découvert me faisait peur. Je la regardais avec mes grands yeux chocolats effrayés, ne sachant pas trop comment réagir. Je pouvais partir en courant certes, mais elle m'aurait vite rattrapé. Après tout, moi je ne possédais pas d'ailes. Et ce n'était pas la peine de nier quoi que ce soit, cette dragonne avait comprit qui j'étais. Mais je ne répondais pas. Très secrète, je n'avais pas l'intention de dire quoi que ce soit sur moi. Elle ne saurait même pas mon nom. Me reprenant je me contentais simplement de la fixer, l'écoutant parler en silence. Elle m'avait sauvée parce que j'étais comme elle, une créature magique. Mais moi je n'avais pas demandé à l'être. J'avais été forcé. Et après je redeviendrais une humaine à part entière ? Non, elle avait tord, je ne serais plus jamais une humaine. Je serais simplement ce monstre et ceci jusqu'à ma mort. Les gens comme nous étaient traqués ? En effet, même ma propre famille m'avait renié. Uther me ferait surement exécuté s'il savait ce que j'étais réellement. A moi le bucher. Mais il n'aurait pas tord. Un monstre comme moi ou Helika ne méritait pas la vie. Parce que cette fille qui m'a rendu ainsi était mauvaise.

Rexia voulait savoir si j'allais parler de son existence à Camelott, au peuple ou au roi. Un peu plus et j'aurais laissé échapper un petit rire. Mais non, je continuais de la regarder avec mon air indéchiffrable, ne montrant aucune réaction, aucun sentiment. Je serais la dernière personne qui irait faire ce genre de choses. Je n'étais pas quelqu'un de bavarde. Enfin si, mais lorsque j'avais 6 ans. J'étais une vrai pipelette à cette époque là. Jusqu'à qu'Helika me morde et qu'elle détruise ma vie. Après un moment je pris enfin la parole, de mauvaise grâce. Comme je l'avais dis, je n'aimais pas parler et encore moins si ça me concernait.



« Je ne suis pas bavarde, je ne parle avec personne à Camelot. Tu n'as aucun soucis à te faire là dessus. »

Je ne voulais pas donner plus d'explication. Mon refus de parler était bien perceptible. Mais c'était comme ça. Si ses paroles ne lui suffisaient pas, elle n'avait qu'à la tuer et puis voilà, point barre. De toute façon, je n'accordais plus d'importance à la vie. Qu'est-ce qui pouvait bien me retenir ici hein ?C'est une question que je me posais tous les jours.

Mais ma fâcheuse curiosité reprit le dessus. Rexia était tout de même une dragonne, alors qu'on pensait qu'ils avaient tous été exécuté. Moi qui enquêtait sur tout le monde … là c'était le plus grand mystère que j'avais vu et qui avait toute mon attention. Je la scrutais du regard, comme si j'essayais de lire en elle. Je me posais beaucoup de questions. D'où venait-elle ? Pourquoi était-elle ici ? Quels étaient ses projets ? Bien sur, comme à chaque fois que j'avais une enquête en cours, je me contentais d'observer pour avoir mes réponses. Je ne parlais jamais, ne posait aucunes questions. Mais j'avais vraiment un don pour enquêter. Mais pour l'instant je ne pouvais pas. En effet, je sentais déjà la fièvre remonter. Instinctivement, la bête qui était en moi me forçait à griffer et mordre la dragonne. Bien sur elle ne devait pas avoir bien mal. Mais dans un éclair de lucidité, je remarquais que mes crises étaient moins violentes que d'habitude. C'était comme si la présence du lézard aux grandes ailes m'apaisait. Pourquoi ? Je la mordais plus fort. Ce n'était pas que je voulais lui faire du mal, loin de là. Mais c'était cette chose qui était en moi. Comme à chaque fois pendant les pleines lunes, je ne me contrôlais plus. C'était comme si une force invisible me forçait à frapper.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rexia
= La Dernière des Filles du Vent =
avatar

Messages : 19
Date d'inscription : 14/04/2011
Age : 27
Localisation : Là où me le vent guide mes ailes.

MessageSujet: Re: Un Petit Bain de Minuit...    Sam 25 Juin - 19:57

    Rexia avait finalement finit par se redressée... elle ne s'était pas mise debout, mais elle avait relevée son coup de serpent, et regardait la jeune semi-louve de haut, afin d'avoir l'air plus impressionnante, attendant la réponse de celle-ci. Et, voyant qu'elle tardait à la lui donner, elle n'hésita pas à se montrer menaçante... oh, elle ne fut pas violente, mais elle savait très bien comment il fallait qu'elle réagisse pour faire peur à quelqu'un. Et pour-ça, elle se contenta simplement de montrer les crocs, cherchant à faire comprendre à cette deux-pattes que ça ne servait à rien de la regarder avec des yeux effrayés comme-ça, ça ne servait à rien d'essayer de se cacher derrière un mur de silence d'acier devant-elle... elle voulait une réponse, et soit elle l'avait, soit elle la tuait, c'était une logique qu'elle voulait montrer comme étant plutôt simple, et qu'elle mettrait en marche sans la moindre pitié, ni sans le moindre remord. De toute façon, elle n'avait pas le chois, car si la prédatrice la relâchait sans obtenir la promesse qu'elle voulait qu'elle lui fasse, elle ne se mettait pas seulement en danger elle, mais aussi sa famille adoptive.. les soldats d'Uther feraient tout pour l'avoir, dès le moment où ils apprendraient son existence, et en la cherchant, ils finiraient par remonter sa piste jusqu'aux druides qui l'avaient élevés. C'était absolument hors de question ! C'était grâce à ces êtres magiques que la femelle était en vie, c'était même grâce à eux qu'elle avait tout simplement pue exister, alors vous pouvez me croire, elle ferais tout pour les protéger, et personne, pas même cette lycanthrope, ne leur ferait du mal, que ce soit exprét ou par inadvertance ! Si quelqu'un voulait tenter, il faudrait d'abord qu'il lui passe sur les écailles !
    La bipède l'observa encore pendant un long moment... puis, finalement, se décida enfin à ouvrir la bouche et à faire entendre à Rexia sa voie cristalline. La dragonne avait presque l'impression que chacun des mots qu'elle laissait échapper étaient comme des crochets arrachés de force de son gosier. Elle en était presque étonné de ne pas l'entendre gémir de douleur en même-temps qu'elle lui parler... mais bon, au moins, elle était contente : la dame-louve venait de lui dire qu'elle ne parlerais à personne de leur rencontre. La langue rouge de la créature fouetta l'air... c'était un moyen de flairer que possédaient certains reptiles comme elle : elle capturait ainsi directement les particules d'odeurs dans l'air et les envoyait à son cerveau. Une manière plus simple et plus rapide de détecter les parfums... et elle fut contente : l'air n'était pas souillé par la fade odeur du mensonge. Alors, immédiatement après, elle se détendit et reposa son menton sur ses pattes, mais gardant ses yeux d'ambres posés sur la jeune femme...


    -C'est bien, lui répondit-elle, d'une voie qui faisait déjà un peu plus sympathique, car elle était plus détendue. Alors, je pense qu'il est possible que l'on s'entende, toute les deux. Elle leva le museau vers la lune, afin de tenter de calculer l'avancée de la nuit... il était tard, très tard. Mouai, ça ne sert à rien que je rentre maintenant. Je vais plutôt passer la nuit sur la plage. Si tu veux, tu n'as cas rester avec moi, le feu de mon corps te réchaufferas, et je t'empêcherais de faire du mal à quelqu'un. Et au final, elle changea complètement de sujet en marmonnant, plus pour elle-même que pour la deux-pattes : je sens que je vais me faire disputer, demain-matin...

    Effectivement, les druides avaient horreurs que leur dragonne ne s'éloigne trop du camp, que ce soit en plein jour comme pendant la nuit... en tout les cas, ils faisaient généralement en sorte qu'elle ne se déplace jamais toute seule. Elle avait déjà l'impression de les entendre d'ici... "Et si quelqu'un t'avais vu, tu imagines ce qui aurait pu t'arriver"... hélas, sa famille adoptive pouvait parfois oublier que les membres de son espèce avaient besoins d'une certaine liberté, et qu'elle ne supportait vraiment pas d'avoir quelqu'un accroché à ses pattes à longueur du jour et de la nuit. Il lui arrivait, parfois, à la fois pour leur donner une leçon et pour se retrouver un peu tranquille, de se faire une petite escapade en solitaire, comme cette nuit, par exemple. Elle les aimait beaucoup, mais parfois, ce qu'ils pouvaient êtres trop protecteur ! Oh, et puis, de toute façon, ils haussés parfois le ton, mais face à elle, ils n'osaient jamais vraiment pousser les engueulades bien loin... elle ne blesserait jamais personne, au camp, mais elle savait comment en faire voir des vertes et des pas mures à quelqu'un qui lui faisait bouillir les écailles...
    La chasseuse pourpre fut tirée de sa réflection lorsque d'un coup la jeune fille, qui était restée silencieuse jusque-là, dans son coin auprès du feu, finit par se lever brutalement et par se jeter sur elle... ou plutôt simplement sur une de ses pattes-avant. Rexia releva la tête, étonnée, et remarqua alors qu'en fait elle était en train de la mordre, qu'elle essayait de dépecer sa patte avec ses crocs comme une louve qui venait d'attraper un lapin et qui le déchiquetait pour l'emmener morceau par morceau à ses petits. Cependant, la grande bête ne considéra pas vraiment ça comme une attaque, car déjà, les dents avait sur elle autant d'effet qu'une piqûre de moustique sur un crocodile, et aussi parce que, même si les druides ne lui avaient pas appris grand-chose sur sa maladie, elle en savait quand-même assez pour savoir que les loups-garous ne contrôlaient pas leurs actes, durant les nuits de pleine-lune comme celle-ci, et qu'ils attaquaient tout ce qui bougeait, que ce soit un étranger, un ami, ou même un membre de leur propre famille... elle ne se défendit donc pas, cependant pensa qu'il valait quand-même mieux qu'elle l'empêche de faire-ça, et donc elle leva sa patte qui se faisait attaquer pour pousser la bipède en arrière, la faisant tomber sur le dos, et l'immobilisa en reposant sa patte directement sur son ventre, faisant peser une partie de son poids sur elle, pas assez pour l'empêcher de respirer, mais au moins, ainsi, elle ne pouvait plus ni la mordre, ni se relever.


    -Arrête-moi ça immédiatement, petite-louve, lui dit-elle en plaçant son museau juste au dessus de son nez, si près que les bouts se touchés presque, et en la regardant dans les yeux. Ça ne sert à rien, de toute façon, mes écailles sont trop solide, tu va juste réussir à te faire mal à la mâchoire. Essais de te calmer, concentre-toi sur ma voie, et respire un grand coup... continue, respire... pendant ce temps, la dragonne racla bruyamment les galets de la plage avec sa queue, et fit voler juste à côté d'elles ce qu'il restait de sa proie de la nuit. Tiens, je sais que ce n'est pas grand-chose, mais si tu as faim ou que tu veux te faire les dents, tu n'as cas mordre là-dedans.

    Rexia laissa encore passer quelques-secondes ainsi, afin d'être certaine que la fille... ou plutôt la bête qui vivait dans la fille... se soit calmé, puis finalement, elle la relâcha et s'assit afin de pouvoir observer sa réaction...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Un Petit Bain de Minuit...    

Revenir en haut Aller en bas
 
Un Petit Bain de Minuit...
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Bain de minuit
» Bain de minuit
» Bain de minuit ?
» Avez vous déja pris un bain de minuit.....tout nu comme un ver a la belle étoile ?
» Bain de minuit

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Merlin Story :: EXTERIEUR :: Lac-
Sauter vers: